18 mars 2008
Un homme accidentel

Billy Greenfiel est trouvé mort sur le bord de la route d'un quartier chic de Los Angeles. Un flic est chargé d'enquêter sur cette mort ; ladite enquête le mène à interroger Jack Bell coqueluche et star de Hollywood dont le nom et un rendez-vous figurent sur le carnet du mort... tout commence à partir de cette première rencontre entre le flic et la star de cinéma ! Le narrateur et Jack Bell entameront dans la clandestinité une ébauche d'histoire d'amour alors que ce premier est marié et est en passe d'être père... ça sent le mauvais soap américain.
Un homme accidentel est à mon goût un roman paresseux, plusieurs fois pendant la lecture je me suis fais la réflection suivante "mais où Philippe Besson compte t-il nous emmener ?" ; la réponse est : pas bien loin, vers une fin sans suspens et tellement téléphonnée qu'on la voit arriver de très loin. C'est dommage. Tout va trop vite, il n'y a pas d'instants de grace, je m'attendais à des moments intenses entre les deux amants, une fébrilité palpable, des états d'urgence, des violences intérieures que seul l'amour pourrait provoquer ! Non, tout ça est à peine défriché, évoqué, baclé. Presque l'impression de lire une épreuve non-corrigée, un premier jet du roman. Une grande déception.
Cependant je ne peux pas dire que j'ai détesté Un homme accidentel, je suis partagé entre effectivement la déception et la frustration de ce qu'aurait pu être ce roman. Je suis de plus en plus gené par le syndrome Amélie Nothomb de Besson qui se voit obligé de sortir un livre par an (ou presque) au détriment parfois de la qualité.
Je ne désespère pas qu'un jour Philippe Besson me redonne le plaisir de lire un roman que j'aimerais comme j'ai aimé En l'absence des hommes, Son frère, Un garçon d'Italie ou encore Les jours fragiles.
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